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Communiqués Étude d’impact sur le coût des propositions de l’Union européenne pour modifier
le régime de propriété intellectuelle du Canada
Montréal, 31 mars 2011. – Le président de l’Association canadienne du médicament générique (ACMG), M. Jim Keon, a fait la déclaration suivante, à l’égard des commentaires de Rx&D sur l’étude sur les coûts des propositions de l’Union européenne (UE) visant à modifier le régime de propriété intellectuelle du Canada : La crédibilité et la réputation des professeurs Hollis et Grootendorst sont largement reconnues Les professeurs Aidan Hollis, du département de sciences économiques de l’Université de Calgary, et Paul Grootendorst, de la Faculté de pharmacie de l’Université de Toronto ont beaucoup publié sur les enjeux touchant le secteur pharmaceutique au Canada. Récemment, ils ont d’ailleurs publié conjointement une étude sur les dépenses pharmaceutiques au Canada pour le compte de la Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé (FCRSS). Leur étude de février 2010, intitulée Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne : évaluation de l’impact économique des dispositions proposées concernant la propriété intellectuelle dans le secteur pharmaceutique, montre que les changements au système de brevets pharmaceutiques au Canada proposés par l’UE auraient pour effet de gonfler de près de 3 milliards de dollars la facture des médicaments au Canada, dont 785 millions de dollars au Québec. Cette étude, commandée par l’ACMG, a été rendue publique le 7 février 2011. Elle est disponible à l’adresse : www.generiquescanadiens.ca. L’industrie du médicament de marque tente de convaincre les Canadiens que s’ils ne cèdent pas aux demandes de l’UE en prolongeant leurs monopoles, l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne ne pourra pas être conclu. Cette insinuation est tout simplement fausse. Oui au libre-échange, non aux privilèges qui privent le Canada des bénéfices d’une saine concurrence Prolonger les monopoles des fabricants de médicaments de marque, comme le propose l’UE, par contre, n’éliminera aucune barrière commerciale. Ces propositions auraient simplement pour effet d’augmenter les profits de compagnies pharmaceutiques de marque européennes, aux dépens du système de santé canadien. Toujours selon le CEPMB, en 2009, les sociétés pharmaceutiques ont investi seulement 7,5 % de leurs recettes canadiennes en R-D au Canada. C’est bien en-deçà de leur engagement d’en dépenser au moins 10 %, pris en 1987 lorsque le gouvernement a consenti à les protéger davantage de la concurrence. Le CEPMB révèle également que ces fabricants ont investi 237 millions de dollars en recherche fondamentale pour de nouveaux médicaments, soit un maigre 1,8 % de leurs ventes au Canada. Pour information : |
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