
Les gouvernements provinciaux
s’inquiètent des risques de hausse des coûts de santé en raison des demandes
faites par l’UE d’une prolongation des monopoles des brevets pharmaceutiques.
Récemment, les gouvernements de
l’Ontario, de la Colombie-Britannique et du Manitoba ont publiquement exprimé
leur inquiétude du fait que des mesures favorables aux fabricants de médicaments
brevetés auraient des conséquences négatives pour les contribuables et les
patients.
Les médias ont ainsi rapporté une
déclaration faite le 4 mai dernier par le ministre de l’Emploi, du Tourisme
et de l’Innovation de C.-B., Pat Bell : « Nous exhortons Ottawa à
bien s’assurer qu’il n’en découlera pas d’augmentation de coûts pour la
Colombie-Britannique ».
Le ministre Pat Bell a déclaré
devant l’Assemblée législative de la province que son gouvernement avait adopté
« une position très ferme » à ce sujet.
Une étude universitaire publiée
en février 2011 estimait que la facture des médicaments d’ordonnance à payer
par les patients, les employeurs et les gouvernements grimperait de
2,8 milliards de dollars par an si on accédait aux demandes de l’UE.
L’Ontario serait la plus touchée,
avec une hausse annuelle de 1,2 milliard de dollars.
En réponse à une question sur la
position de l’Ontario dans ce dossier au début du mois de mai, le ministre des
Finances Dwight Duncan a exprimé son inquiétude à propos des répercussions
possibles sur l’industrie du médicament générique. « L’Ontario est l’un
des principaux producteurs de médicaments génériques au monde. Nous en
exportons une bonne partie. Ils créent des emplois bien rémunérés ici même,
dans notre province. Je ne veux pas mettre ces emplois en péril. »
De son côté, le gouvernement du
Manitoba déclare, dans une lettre du 12 avril 2012, avoir informé le
gouvernement fédéral que les demandes de l’UE sur les produits pharmaceutiques étaient
« d’importance cruciale » à ses yeux.